L’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) a envoyé, le 28 novembre, un courrier de demande de clause de sauvegarde du maïs semence à la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ainsi qu’à Sophie Primas (Commerce extérieur) et Benjamin Haddad (Europe). En 2020, l’Ukraine a obtenu une équivalence lui permettant de commercialiser ses semences sur les marchés européens. L’objectif : alimenter l’Europe de l’Est et, occasionnellement, l’Europe occidentale avec des variétés spécifiques. Or, les volumes importés en Europe, qui plafonnaient à 70 t/an avant l’équivalence, sont passés de 918 t lors de la campagne 2021/2022 à plus de 12 000 t en 2023/2024. « Leur coût de production est divisé par deux par rapport aux nôtres », s’insurge Franck Laborde, président de l’AGPM. Une concurrence directe pour la France, leader européen de la production de maïs semence et premier exportateur mondial. « L’UE dispose d’outils pour réguler ces semences », estime Franck Laborde, qui préside également la Confédération européenne des producteurs de maïs. « L’AGPM demande aux pouvoirs publics de s’en servir, voire de momentanément stopper les importations, le temps que les marchés et la géopolitique se stabilisent. » (Elena Blum)
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