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Maïs : l’AGPM s’attend à un rebond des surfaces

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À l’occasion de la conférence de presse de l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) le 30 janvier, son président Franck Laborde a appelé à ce que « la production française redevienne ce qu’elle a été il y a dix ans ». Sans pouvoir se prononcer sur les surfaces pour l’année à venir, M. Laborde prévoit qu’elles remontent, après que la surface de maïs grain avait baissé d’environ 10 % entre 2022 et 2023, soit 150 000 hectares en mois. À cette baisse conjoncturelle s’ajoute une baisse structurelle : alors qu’elle s’étendait sur plus de trois millions d’hectares en 2013, la production de maïs française a depuis perdu 500 000 hectares, souligne M. Laborde.

Afin de redonner de l’élan à la maïsiculture française, M. Laborde demande « que cesse la surenchère de normes, qui mettent un boulet au pied des maïsiculteurs », selon les mots de M. Laborde. Et de citer, à titre d’exemple, la séparation de la vente et du conseil pour l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, qui s’est avérée être « un échec » selon une mission parlement publiée en juillet 2023.

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Autre préoccupation de l’AGPM, celui de l’accès à l’eau. Selon M. Laborde, l’exigence de stabilité des prélèvements pour l’agriculture est « une aberration ». « S’il est possible de stocker plus, il faut pouvoir le faire », précise-t-il. En plus de demander que « toutes les lois de surtransposition soient mises à la poubelle », M. Laborde demande « également la mise en place de clauses miroirs par l’Union européenne". « 77,5 % des substances actives autorisées pour les producteurs du Mercosur qui exportent leur maïs vers l’UE sont interdites en France », rappelle le syndicat.

Entre 2022 et 2023, la surface de maïs grain a baissé d’environ 10 %