Selon le dernier bulletin Céréobs de FranceAgriMer paru le 10 octobre, les récoltes de maïs n’ont atteint que 6 % des surfaces, alors qu’elles étaient déjà avancées à 44 % l’an passé et 40 % sur la moyenne des cinq années précédentes. Ce retard tient à la fois aux semis tardifs au printemps, perturbés par les pluies, et de nouveau aux pluies qui ont ralenti la maturation du maïs et perturbé ces dernières semaines les chantiers de récolte. Pour preuve, la maturité est légèrement en retard ; le stade humidité du grain 50 % atteint 87 %, contre 99 % en 2023 et 98 % sur la moyenne quinquennale. Ces chantiers retardés grèveront-ils les rendements ou la qualité ? Même si les semis ont été tardifs, les rendements anticipés étaient jusqu’ici attendus dans la moyenne, selon la dernière note de conjoncture du ministère de l’Agriculture, parue le 17 septembre. Le rendement du maïs grain est attendu à 91,7 q/ha, très en-deçà du niveau haut de 2023 (98,3 q/ha), mais dans la moyenne des cinq dernières campagnes (88,2 q/ha). De même que le rendement du maïs fourrage atteindrait 125,5 q/ha. Le maïs est moins sensible que d’autres plantes aux aléas sanitaires, et l’inquiétude n’est pas encore de mise, a indiqué le président du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer, Benoit Piétrement le 16 octobre. La tempête Kirk aura toutefois engendré quelques cas de verses relativement localisés, a-t-il ajouté. Les inquiétudes sont plus grandes pour le tournesol, plus sensible à la verse, et aux retards de maturité, mais aucun chiffrage n’a encore été avancé.
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Pour l’heure, ces récoltes tardives des cultures de printemps décalent aussi les chantiers de céréales d’hiver, dont le blé. Les semis de blé atteignent 6 % des surfaces, contre 13 % en 2023 et 9 % sur la moyenne des cinq dernières années. « Ces retards de récolte vont pénaliser la structure du sol pour les semis », redoute Benoît Piétrement.