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Assemblée générale Maïsadour confiant sur un redressement de son pôle agroalimentaire

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Face à un contexte économique difficile, Maïsadour a engagé un plan de compétitivité-emploi. Les gains de productivité attendus, en complément d’une baisse des prix des matières premières, lui laissent envisager un « redressement significatif » dans l’agroalimentaire.

Le groupe coopératif Maïsadour a présenté, en AG le 3 décembre à Hagetmau (Landes), son bilan d’activité 2012/13, faisant ressortir un chiffre d’affaires en hausse de 10 %, à près de 1,5 Md d’euros, pour un excédent brut d’exploitation de 50 M d’euros. Ces résultats sont notamment dus aux bonnes ventes de foie gras et à l’envolée du prix du maïs en 2012. Au cours de l’assemblée générale, le président Michel Prugue et le DG Thierry Blandinières, sur le départ pour InVivo, ont par ailleurs exposé la stratégie du groupe, à l’activité répartie à 53 % entre son pôle agricole (céréales, semences et nutrition animale...) et 47 % pour son pôle agroalimentaire (gastronomie et jardinerie). « Le contexte de crise, caractérisé par une baisse de la consommation, a contraint le groupe à engager un plan de compétitivité-emploi » pour lequel « 6 millions d’euros ont été provisionnés », selon un communiqué. « Les filières volailles et palmipèdes ont ainsi revu leurs organisations industrielles pour améliorer les coûts de production. » Ce plan sans licenciement sec concerne 150 salariés.
 
Relais de croissance
« Pour autant, le groupe continue à investir pour initier de nouveaux relais de croissance », souligne le communiqué. Delpeyrat, filiale spécialisée dans le canard et le foie gras, « crée un pôle Produits de la Mer », sur le saumon, le poisson blanc et les crevettes. « Maïsadour Semences accélère son plan de développement en Ukraine », avec un doublement des capacités « pour faire face à la très forte augmentation des ventes à l’est de l’Europe ». Les surfaces en production, au sein du réseau de la coopérative, dépassent pour la première fois 10 000 ha en maïs, tournesol et semences de base. Côté volailles, Fermiers du Sud-Ouest table sur une « progression ambitieuse » de 7 % pour l’exercice prochain. Il s’agit de développer le commerce dans les GMS nationales, en partenariat avec Gastronome (Terrena), et le commerce « terroir ». « La tendance à la baisse des matières premières et les gains de productivité escomptés grâce au plan compétitivité-emploi devraient conduire à un redressement significatif du pôle agroalimentaire/jardineries et à une amélioration de la performance économique consolidée du groupe », estime Maïsadour.

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