Maïsadour, dont le chiffre d'affaires gagne 4 % à 1,55 Mrd d'euros en 2013-2014, affiche « des fondamentaux solides » en dépit de récoltes « catastrophiques » l'an dernier. Le groupe coopératif se montre notamment satisfait de l'activité en semences, volailles et nutrition animale. Mais il essuie une perte nette de 11,7 M d'euros.
« De très importantes pertes de rendement ont été à déplorer, en maïs céréale, maïs doux ou légumes de plein champ et vignes », d'après son rapport d'activité remis à l'assemblée générale du 2 décembre. Maïsadour subit une perte nette de 11,7 M d'euros, liée notamment à « une provision pour risque de taux de change de 14,1 M d'euros », rendue nécessaire par la dévaluation de la monnaie ukrainienne, où le groupe a investi. En dépit de cela, le groupe coopératif pointe sa résistance, qu'il explique par un modèle économique basé sur l'équilibre entre activités de l'amont agricole et de l'aval.
Maïsadour se dit satisfait de la réorganisation industrielle de son Pôle Volailles (chiffre d'affaires : 218 millions d'euros), qui « retrouve une dynamique de rentabilité et affiche une très belle progression », selon un communiqué. Le groupe du Sud-Ouest annonce un nouvel accroissement de sa capacité de production de poulets Label en 2014-2015, après notamment la mise en route de 30 bâtiments de 400 m2 lors de l'exercice écoulé (volumes : + 6 %).
De nouvelles implantations à l'étude
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Autre motif de satisfaction, l'activité semences (135 millions d'euros) poursuit la conquête de nouveaux marchés et affiche +30 % en tournesol. Le développement repose sur l'international, avec notamment un partenariat commercial exclusif avec Jouffray-Drillaud. En Ukraine, l'usine a pu être étendue malgré les tensions géopolitiques avec la Russie. Une nouvelle station de recherche a été inaugurée en Roumanie et « de nouveaux territoires d'implantation, notamment dans des zones à forte croissance comme l'Afrique, sont à l'étude ».
La nutrition animale (221 millions d'euros) enregistre une « forte croissance de ses volumes » (2,3 % à périmètre constant, 17 % avec les acquisitions). Cela permet à Maïsadour de revendiquer un statut de leader régional avec 32 % de parts de marché.
Du côté du Pôle Gastronomie (521 millions d'euros), Delpeyrat a réussi à consolider ses positions de numéro deux du foie gras, et à réaliser une « croissance importante » dans le jambon sec, principalement sous appellation Bayonne.