Quatre ans après son rachat, Maître Jacques s’agrandit avec la volonté de poursuivre son développement sur les marchés de niche. Pour 2004, il table sur des ventes de 14,5 millions d’euros.
La PME bretonne Maître Jacques, à Rennes, en Ille-et-Vilaine, vient de se doter d’un process qui doit lui permettre de fabriquer en plus grand nombre ses multiples références de produits élaborés destinés à la grande distribution. L’investissement porte sur 1,6 million d’euros. Il est le plus important qui ait été réalisé depuis la reprise en 1999 de la société par Jean-Paul Laumaillé. Il a permis l’accroissement des surfaces, l’optimisation de l’espace conditionnement et l’installation d’une quatrième ligne de fabrication de saucisses et de mise en barquettes operculables. Maître Jacques, qui travaille uniquement à sa marque, offre un catalogue de près de 200 références. La PME décline toute une gamme de porc fumé et propose, durant l’été, des saucisses et brochettes (volaille, bœuf, autruche…) marinées, tandis qu’elle travaille l’hiver sur des gibiers, rôtis de porcs… semi-préparés, accompagnés de différentes sauces, plutôt à connotation festive. « Dans notre secteur où les concurrents sont des abattoirs, nous avons l’obligation de travailler exclusivement sur des niches », explique Jean-Paul Laumaillé. La nécessité de maîtriser les coûts oblige Maître Jacques à diversifier ses approvisionnements et à faire appel à des matières premières qui viennent parfois de loin, certaines pièces étant congelées.
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Cap sur les 20 millions d’euros de CA
Maître Jacques travaille avec toutes les enseignes de la grande distribution mais a également abordé deux autres marchés. En RHD, Jean-Paul Laumaillé s’est d’abord « pressé d’y aller » avant de se rendre compte, au regard de la taille de son entreprise, qu’il valait mieux passer par un grossiste spécialisé. Pour l’univers de la pizza, c’est une autre affaire. Maître Jacques y est entré en 2003 avec un produit très voisin, la Bruschetta, un pain spécial italien légèrement aillé et garni comme la pizza. « Les référencements commencent à porter leurs fruits ». Le chiffre d’affaires de Maître Jacques, qui a atteint 13 millions d’euros l’an passé pour 2 600 tonnes de produits, est réalisé à 60 % avec les produits d’hiver, et pour le reste par les propositions estivales. Les ventes progressent rapidement, de l’ordre de « 28 % entre 2002 et 2003 », confie Jean-Paul Laumaillé. 2004 devrait cependant marquer un tassement à 14,5 millions d’euros. Mais avec l’agrandissement de l’outil, les 20 millions d’euros pourraient être atteints dans cinq ans.