L’association Solidarité Paysans s’élève, dans un communiqué de presse le 25 juin, contre certains propos tenus à l’occasion de la 3e journée sur le mal-être en agriculture, le 18 juin. Certes, l’association rejoint l’analyse des représentants de la profession sur le besoin de simplification des dispositifs d’accompagnement comme l’Area mais s’alerte d'un raccourci qu'aurait emprunté Olivier Damaisin. Pour l'association, le coordinateur national interministériel du Plan prévention mal-être « remet en cause l’efficacité des services délocalisés de l’État et appelle à réorienter les fonds vers les chambres d’agriculture et la MSA ».
Pour l’association, cela se ferait au détriment des structures d’accompagnement existantes, comme Solidarité Paysans, « en finançant directement la MSA et les Chambres d’agriculture qui portent le modèle de développement de l’agriculture industrielle à l’origine du mal-être des agriculteurs ». Elle demande une réorientation du dispositif audit/AREA « vers les agriculteurs en difficulté qui nécessitent un soutien public, et de sortir des dynamiques du chiffre » et en renforçant les moyens donnés aux DDT.
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Solidarité Paysans s’indigne par ailleurs de « l’adhésion de M. Olivier Damaisin aux propos de la FNSEA et des JA selon lesquels il faudrait développer un dispositif de "passage de relais" ou "pré retraite" en réponse aux passages à l’acte suicidaire chez les agriculteurs ». Elle considère que cela pousserait in fine à la concentration de l’agriculture. « Il est temps de s’interroger sur les moyens mis en œuvre et sur la volonté des pouvoirs publics de s’attaquer aux causes, et de réellement vouloir avancer en concertation avec tous les acteurs, sans parti-pris partisan et avec comme seule ambition de placer l’humain au cœur des choix », conclut l’association.