Dans une expertise et un avis publiés le 15 octobre, l’Anses recommande la création d’un tableau de maladie professionnelle pour le « lien avéré » entre trois cancers de la peau et l’exposition aux rayons ultraviolets (UV), solaires et artificiels. L’agence réglementaire de santé fait cette recommandation tant pour le régime agricole que général. Pour les carcinomes épidermoïdes cutanés, les carcinomes basocellulaires cutanés et les mélanomes cutanés, elle suggère un délai de prise en charge (DPC) de 50 ans, conformément à sa recommandation de DPC pour les cancers solides dans son avis du 12 décembre 2024, lequel faisait des préconisations de mise à jour des tableaux de maladies professionnelles. Elle ne fait de pas recommandation de durée d’exposition minimale, faut de données épidémiologiques suffisantes. L'Anses appelle aussi à « améliorer la détection précoce » des cancers cutanés. Elle recommande de « systématiser la réalisation d’un examen cutané lors des visites de la médecine du travail », « d’améliorer l’accès aux soins dermatologiques » et « de former les médecins du travail aux examens dermatologiques ».
Au-delà des UV solaires, auxquels le secteur agricole est « particulièrement exposé », l’expertise souligne que la profession agricole « peut également être exposé aux rayons UV artificiels, notamment lors d'opération de désinfection, de nettoyage, de désinsectisation, de soudage, gravage, coupage ou lors de travaux en présence de lampes UV (par exemple, pour la croissance des cultures ou le couvage des animaux)». Ainsi, en lien avec l’exposition aux rayons UV artificiels provenant du soudage, l’Anses recommande la création d’un tableau de maladie professionnelle pour les mélanomes oculaires, avec un DPC de 50 ans, sans préconisation de de durée d’exposition.
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LM