Peter Mandelson, le nouveau commissaire au Commerce, n’a eu de cesse, durant les premiers jours de son mandat, de revendiquer son attachement au multilatéralisme et sa volonté de réussir les négociations OMC.
Trois jours sur cinq consacrés aux négociations OMC. Peter Mandelson, le nouveau commissaire européen au Commerce, a tenu à marquer les esprits : sa première priorité est la négociation de l’accord de libre échange débattu dans le cadre du cycle de Doha. Il a d’ailleurs souligné son « engagement pour le multilatéralisme », lors d’une conférence parlementaire sur l’OMC, tenue à Bruxelles le 24 novembre.
Une réforme des pratiques
« Tout le monde doit avoir le sentiment qu’il gagne quelque chose », a-t-il plaidé, devant les eurodéputés, appelant de ses vœux un « programme équilibré et ambitieux » pour la suite des négociations. S’il avoue devoir encore « approfondir » sa réflexion sur l’OMC, son premier souci devrait être la réforme des pratiques en vigueur au sein de l’Organisation mondiale du commerce. Il faut trouver « des alternatives aux grandes plénières et mieux gérer les ministérielles», défend-t-il, mais aussi « faire participer plus pleinement les petits pays aux capacités limitées et créer un groupe consultatif entre les ministérielles ».
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Pour autant, il estime « injustes » les propos de Pascal Lamy, au lendemain de l’échec de Cancun, qui avait qualifié de « médiévales», les institutions de l’OMC. « L’OMC est démocratique mais pourrait être plus efficace », estime-t-il jugeant que son prédécesseur avait parlé sous le coup de la « frustration».