Les trois principaux syndicats agricoles espagnols – Asaja, COAG et UPA – ont organisé des mobilisations dans tout le pays, entre le 28 janvier et le 5 février, pour dénoncer le manque de rentabilité des exploitations du pays. Les manifestants mettent en cause « les prix bas » offerts aux producteurs et l’augmentation des coûts de production. Ces prix trop bas affectent en particulier les secteurs du lait, des fruits et légumes ou encore de l’olive. « Les règles du jeu doivent changer parce que nous, les agriculteurs et éleveurs, n’en pouvons plus », a insisté le secrétaire général d’UPA, Lorenzo Ramos. Pour Asaja, le syndicat le plus important (avec 200 000 affiliés), « la goutte qui a fait déborder le vase » a été la nouvelle augmentation du salaire minimum pour 2020 annoncée la semaine précédente après le bond de 22 % de 2019. Les manifestations agricoles se multiplient ces derniers mois dans l’UE notamment en Allemagne, aux Pays-Bas ou en France, souvent contre les contraintes environnementales imposées aux producteurs (1).
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(1) Voir n° 3726 du 27/01/2020 et n° 3719 du 02/12/2019