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Quelques milliers d’agriculteurs ont défilé, le 22 juin à Luxembourg, où étaient réunis les ministres de l’agriculture de l’Union. Réunis, côte à côte, les agriculteurs membres de l’EMB et ceux des organisations agricoles majoritaires représentées à Bruxelles, le Copa et la Cogeca, ont affiché, dans un climat tendu, leurs divisions sur l'avenir des quotas laitiers. Présente depuis plusieurs mois, à chaque Conseil agricole, l'EMB (European Marketing Board) a défendu de façon inflexible une réduction des quotas pour permettre aux laitiers de faire face à la crise.
Le Copa et la Cogeca étaient venus dénoncer « l’insoutenable volatilité des prix agricoles » sans faire du problème des quotas un enjeu central. « La question qui se pose est celle de savoir quel modèle d'agriculture nous voulons pour demain », résumait Xavier Beulin, le vice-président de la Fédération française des producteurs agricole (FNSEA). « C'est, selon lui, de la démagogie de défendre un prix du lait à 400 euros la tonne », comme le fait l’EMB. Il n'est dans l'intérêt de personne de voir les entreprises fragilisées par un prix du lait intenable, a encore précisé la FNSEA. Quelques jours avant, quelques milliers d’agriculteurs, venus surtout d’Allemagne, de France et de Belgique à bord de tracteurs, à l’appel de l’EMB, ont manifesté le 18 et 19 juin à Bruxelles devant les bâtiments du Conseil européen pour protester contre la chute des prix qui met, selon eux, leur existence en danger.
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