Les sorties de crise donnent souvent lieu à une recomposition en profondeur de l’environnement économique, les acquisitions, fusions ou cessions se multipliant. Alors que les grandes institutions internationales font état de signes encourageants d’un début de reprise économique, les grandes manœuvres se multiplient. Ces dernières semaines en offrent une illustration parfaite et montrent à l’envi que ces mouvements ont acquis une dimension de plus en plus planétaire. L’offre de reprise de l’américain Smithfield par le chinois Shuanghui en a surpris plus d’un, y compris dans le personnel politique outre-Atlantique qui tente encore de s’y opposer. La tentative du canadien Saputo pour se jeter dans la bataille pour le contrôle de Warrnambool en Australie et la détermination des combattants illustre l’importance qu’attachent les grands acteurs de l’agroalimentaire pour disposer de solides appuis pour conquérir les marchés d’Asie. Le groupe mexicain Sigma se sent aussi à l’étroit chez lui et vise l’Europe. L’alliance de Castel et Vranken montre que les Français ne veulent pas être mis hors jeu et jouent la carte de l’alliance pour assurer leur présence sur l’échiquier mondial. Limagrain a également cette stratégie mondiale fortement ancrée depuis quelques années et pousse patiemment ses pions. En France, nombre d’entreprises tant privées que coopératives ont compris que l’anticipation est le fer de lance pour affronter cette compétition mondiale. Cette donne nouvelle est désormais bien intégrée dans les mentalités, les malheurs de quelques entreprises bretonnes sont la conséquence de ce que coute le défaut de vision à long terme.
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