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Maraîchage : en Martinique, une confiance défaillante obère la structuration de la filière

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Laurent Parrot (Cirad) et Thibaut Joltreau (Sciences Po Bordeaux) mettent en lumière les facteurs de performance des coalitions en agriculture en prenant en exemple le maraîchage en Martinique, dans un article paru dans l’édition de juillet-septembre d’Économie Rurale. Ils comparent empiriquement la filière rhum, organisée autour d’une coalition historiquement dominante et d’une alliance durable, avec la production légumière, dont les tentatives de structuration n’ont pas bénéficié d’une alliance d’acteurs pérenne. « La fragmentation des coalitions dans la filière maraîchère s’explique par un manque de confiance entre les acteurs, l’absence de but commun partagé, et par un ensemble de représentations partagées qui décrédibilisent le modèle coopératif », expliquent-ils. Concurrence entre groupement de producteurs, prégnance du secteur informel, manque de transparence, représentativité limitée de l’interprofession (l’Amafel, créée en 2019, ne représente que 65 % de la production organisée) sont quelques caractéristiques de la filière. Les auteurs invitent à combiner de manière plus systématique les analyses relationnelles des coalitions en agriculture avec les analyses cognitives et émotionnelles (entretiens) pour disposer d’un cadre théorique qui contribuerait à la compréhension de l’émergence des coalitions d’acteurs.

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