La mise en vente des contrats laitiers qui lient le producteur à son transformateur par les producteurs eux-mêmes est un phénomène « très intrigant et un peu inquiétant », selon Christophe Perrot, chargé de mission Économie de l’élevage et des territoires à l’Institut de l’élevage. Il répondait à la question d’un jeune agriculteur lors du colloque Élevage et territoire, organisé par l’Académie d’agriculture de France, le 13 novembre. Il note que les autres pays européens « observent cela avec beaucoup d’étonnement car leur volonté de sortir des quotas s’expliquait aussi pour des raisons de coûts » à l’installation du fait de ces rachats de quota par les jeunes. Or, la France redéveloppe ce même dispositif. « Cela va obérer la compétitivité des exploitations », dans un contexte où la France est plutôt en perte de compétitivité. « Ce phénomène se développe dans un flou artistique assez étonnant », continue-t-il. « Mais du moment qu’il y a des acheteurs et des vendeurs… », il n’y a pas de raison que ce marché s’arrête, avec les risques que cela comporte pour l’acheteur.
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