Les derniers cours à la hausse ne permettent toujours pas aux producteurs de porcs français de compenser leur coût de revient. Les importations françaises sont en hausse, les exportations en baisse. La production européenne recule légèrement. Les nouveaux pays de l’Union européenne connaissent une forte baisse de production avec pourtant d’importants besoins. Les prévisions d’exportations vers ces pays et certains pays d’Asie sont de bonne augure pour le marché français du second semestre 2004.
« Entre janvier et juin 2004, le cours moyen de base est de 1,064 euro en progression de 6,61 % par rapport à la même période en 2003. A ce niveau le prix payé au producteur (1,064 + 0,15 euros) ne permet toujours pas de compenser le coût de revient moyen de 1,33 euro le kilo. L’offre française a diminué de 1,9 % au cours du premier trimestre, la tendance est identique sur le second trimestre », peut-on lire dans le premier bilan 2004 du Marché du porc breton. Les importations ont augmenté de 3,1 %, les exportations sont en repli de 2,1 %. Pour les viandes fraîches, les importations en provenance d’Espagne et du Danemark sont en augmentation respectives de 10,5 et 7,3 %, alors que les achats des Pays-Bas et d’Allemagne sont en recul net (-22,4 % et -23,6 %). Les introductions de viandes congelées ont fortement progressé : Espagne +14,8 %, Pays-Bas +47 %, Italie +48 %, Allemagne +61 %, Danemark +78 %. Tous ces pays avaient largement souscrit en stockage privé (décembre 2003 à février 2004). Une partie de ces stocks a été transformée en France. Les exportations vers les pays Tiers ont connu une croissance inhabituelle de 27 %, conséquence de l’utilisation des restitutions mais aussi de contacts renoués avec certains pays d’Asie.
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La production de l’Union européenne en légère baisse
Selon les chiffres de la commission, la production européenne serait en légère baisse pour se situer au niveau de l’année 2002. Les productions du Danemark (+2 %), de l’Italie (+1,8 %), de l’Allemagne (+1,1 %) sont annoncées à la hausse alors que celles des Pays-Bas (-4 %), de l’Espagne (-1,8 %) et de la France (-0,5 %) sont à la baisse. Au 1er juillet 2004, l’Allemagne, 17,4 % de la production de l’Europe à 25, est le premier pays producteur, suivie de l’Espagne (15,7%), de la Pologne (12,1 %), de la France (10,0 %), du Danemark (8,5 %), des Pays-Bas (7,1 %), de l’Italie (6 %), de la Belgique (4,27 %), du Royaume-Uni (3,2 %) et de la Hongrie (3,1 %). Dans les nouveaux entrants de l’Union européenne, la production est en forte baisse, de l’ordre de 7 % en Pologne, de 10 à 15 % en Hongrie, de 15 % en République Tchèque. Parallèlement, les besoins en viande restent importants, le déficit est compensé par des importations de viande du Danemark et de l’Allemagne essentiellement.