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Marché laitier de l’UE : « positif » malgré le Brexit et les conflits commerciaux

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Dans ses perspectives à court terme pour le secteur européen du lait, dont les premiers éléments ont été présentés en avant-première aux experts de l’Observatoire du marché laitier le 19 septembre, la Commission européenne estime que la collecte de l’UE devrait augmenter de 0,5 % en 2019. Les principales hausses étant attendues en Irlande, au Royaume-Uni, en Pologne et en Belgique, et les baisses les plus importantes aux Pays-Bas, en France et en Italie (avec une relative stabilité en Allemagne).

« Des températures plus chaudes que d’habitude et des précipitations inférieures à la moyenne dans de grandes parties de l’Europe ont limité la pousse des prairies dans de nombreuses régions d’Europe. De plus, le déclin du cheptel laitier devrait se poursuivre en 2019 (mais à un rythme plus lent) », constate Bruxelles. La collecte de lait dans l’UE qui a légèrement augmenté en janvier et juillet (+0,2 % notamment en Irlande de 92 000 t soit +10 %) devrait donc encore progresser de 0,8 % au troisième trimestre et de 1 % au quatrième trimestre 2019. Au niveau mondial, la production de lait stagne depuis plus de 9 mois avec des baisses notables en Océanie et en Amérique du sud et une croissance plutôt faible dans l’UE et aux États-Unis. Une augmentation modérée est prévue néanmoins pour le reste de l’année.

Quelques inquiétudes

« Les fondamentaux du marché des produits laitiers demeurent positifs et les marchés mondiaux sont relativement bien équilibrés en raison d’une production laitière réduite et d’une forte demande », se félicite la Commission européenne, même si les conséquences du Brexit et la multiplication des conflits commerciaux continuent d’inquiéter.

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Le prix moyen du lait à la ferme dans l’UE est estimé à 33,7 c/kg en juillet, soit 5 % de plus que la moyenne des cinq dernières années, et les marges brutes des exploitations au second trimestre 2019 ont augmenté, passant au-dessus des niveaux de 2017 et 2018.

Pertes records pour Fonterra

La coopérative néo-zélandaise Fonterra a annoncé le 26 septembre la plus importante perte annuelle de son histoire à hauteur de 605 millions de dollars néo-zélandais (NZD) soit 346 millions € cours des 12 mois qui se sont achevés le 31 juillet. Le premier exportateur mondial de produits laitiers a été principalement affecté par une dépréciation d’actifs de 826 millions NZD, notamment en Chine. Déjà en 2018, Fonterra a enregistré une perte annuelle de 196 millions NZD.