Le marché mondial du lait en 2010 qui a bénéficié de cours soutenus ne devrait pas connaître de retournement de tendance avant l’été 2011. « Il n’y a pas de signes de retour avant l’été », a souligné l’économiste Baptiste Lelyon, de l’Institut de l’élevage, le 23 février lors du café-débat organisé au Salon de l’agriculture.
La sécheresse en Nouvelle Zélande, la résurgence de la crise de la mélamine en Chine, la régression de la production en Russie, et surtout la demande « bien orientée » qui tire les fabrications de fromages et les échanges, sans oublier un niveau de stocks faible en beurre et poudre de lait sont autant d’éléments qui concourent à l’optimisme concernant la bonne tenue des cours. Le marché mondial du lait en 2010 qui a bénéficié de cours soutenus ne devrait pas connaître de retournement de tendance avant l’été 2011. « Il n’y a pas de signes de retour avant l’été », a souligné l’économiste Baptiste Lelyon, de l’institut de l’élevage, le 23 février lors du café-débats organisé au Salon de l’agriculture. « Par contre, nous avons des interrogations concernant la prochaine campagne », a ajouté Baptiste Lelyon. Quelle sera la capacité de l’Union européenne à augmenter sa production ? La prochaine campagne va-t-elle voir le retour de la Russie et de la Nouvelle Zélande dans le paysage laitier mondial ? Quel sera l’accroissement de la production des Etats-Unis ? Autant d’inconnues qui rendent les pronostics difficiles. D’autant qu’il existe un « lien fort entre les marchés des céréales et du lait ». « Les matières premières agricoles sont de plus en plus interconnectées entre elles », a conclu Philippe Chotteau, de l’Institut de l’élevage.
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