En raison de la combinaison de la sécheresse de cet été (et son impact sur la disponibilité d’aliments pour animaux) et de l’incertitude de la situation géopolitique liée à la guerre en Ukraine, les prix des céréales devraient continuer à afficher une forte volatilité, prévoit la Commission européenne dans son dernier rapport sur les perspectives à court terme pour les marchés agricoles publié le 5 octobre. Après avoir atteint un niveau record au printemps et au début de l’été, ils avaient enregistré une légère diminution suite à la mise en place par l’UE des Voies de solidarité (dispositif d’exportation de céréales par voie terrestre via l’UE lancé en mai) et de l’initiative des Nations Unies pour les céréales de la mer Noire (lancée fin juillet).
Côté production, entre la sécheresse de l’été et le prix élevés des engrais, la récolte céréalière totale de l’UE pour la campagne 2022/2023 devrait baisser de 7,8 % en glissement annuel pour atteindre 270,9 Mt. La production de blé tendre devrait atteindre 127 Mt (-2,4 %), celle de blé dur 7,4 Mt (-4,9 %), celle de maïs 55,5 Mt (-23,7 %), celle d’orge 51,5 Mt (-1 %), celle de triticale 11,3 Mt (-2,1 %), celle d’avoine 7,6 Mt (+1,9 %), et celle de seigle 7,5 Mt (-4 %).
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Par ailleurs, les dérogations accordées par la Commission aux règles de la rotation des cultures et de l’utilisation des jachères afin d’assurer la sécurité alimentaire dans le contexte de la guerre en Ukraine, devraient permettre d’augmenter nettement la superficie des cultures d’oléagineux dans l’UE (12,2 Mha, +14,6 % en glissement annuel) pour la campagne 2022/2023. Même chose pour le soja (+18,8 % sur un an) et le tournesol (+17,4 %). Toutefois en raison des épisodes de sécheresse, Bruxelles s’attend à une baisse des rendements pour ces deux cultures de respectivement 14,5 % et 15,4 %.