« Comme vous le savez, les producteurs de bétail sont fortement touchés par les coûts records de l’énergie et des intrants. Malgré les prix élevés de la viande bovine, de la viande porcine et de la volaille, ces conditions difficiles, associées à la réduction du pouvoir d’achat des consommateurs, limitent la production dans ces trois secteurs », a alerté le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, lors du Conseil Agriculture du 17 octobre. L’augmentation des prix des produits alimentaires dans l’UE a atteint 14,3 % sur un an au mois d’août selon les données de la Commission européenne – avec des hausses allant de plus de 30 % en Hongrie, Lituanie et Lettonie à moins de 10 % à Chypre (+4,4 %), au Luxembourg (+8,4 %), en France (+8,5 %) et en Irlande (+9,3 %). « Dans l’UE, a précisé Janusz Wojciechowski à l’issue de la réunion des ministres de l’Agriculture des Vingt-sept, il n’y a que trois pays où les prix à la production suivent la hausse des prix des intrants : la Roumanie, la République tchèque et l’Estonie. Ailleurs, les hausses de prix ne compensent pas l’envolée des coûts de production à cause des prix de l’énergie. Et là où la situation est la plus compliquée c’est dans les pays où l’élevage est le plus présent, notamment en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark ».
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Une situation qui sera exacerbée par l’arrivée des saisons d’automne et d’hiver, qui sont généralement des périodes à forte intensité énergétique, ainsi que par une augmentation attendue des prix des aliments composés pour animaux, ajoute la présidence tchèque du Conseil dans une note préparée pour l’occasion. Le début d’année 2023, confirme le commissaire européen, pourrait également être difficile pour les producteurs laitiers, qui doivent faire face à des coûts d’intrants plus élevés et à une moindre disponibilité des aliments pour animaux, en plus d’une demande plus faible des consommateurs, alors que le temps chaud et sec de l’été a non seulement provoqué un stress thermique chez les vaches, mais a également entraîné une baisse de la disponibilité et de la qualité de l’herbe.