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Marchés internationaux : la Chine, acteur numéro un de la planète des grains

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« Cette année, la Chine est l’acteur principal des marchés internationaux », a considéré le 10 février le président de France Export Céréales Philippe Heusèle. Une grande partie de la demande céréalière vient de là, a-t-il assuré en marge du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer, notant des opportunités pour l’origine France. En blé tendre, 40 % des exportations françaises vers les pays tiers concernent la Chine, à six mois de campagne 2020-21. La proportion atteint même 95 % en orges.

Dans son dernier rapport sur l’offre et la demande mondiales le 9 février, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) souligne le poids de la Chine. La consommation de blé est tirée par l’empire du Milieu, qui affiche un niveau record vers la nutrition animale, à 30 Mt (+10 Mt par rapport à 2019-20), des importations au plus haut depuis 25 ans, à 10 Mt. En maïs, « on assiste depuis l’été à une reconstitution massive de stocks par les fabricants d’aliment » en Chine, a indiqué Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre de l’établissement national. La reconstitution du cheptel porcin et la demande avicole sont en cause. Cela génère de gros flux d’importations chinoises, relevées à 24 Mt (contre 17,5 Mt en janvier) par l’USDA. La hausse du yuan, de 7 % sur un an, favorise le mouvement.

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« Un humain sur cinq vit en Chine », rappelle Philippe Heusele. Et l’alimentation y est « une affaire politique ». Pékin vise l’autosuffisance du pays, mais avec un objectif en baisse, d’après lui : les experts chinois l’évaluent à 80 % dans les années à venir contre environ 90 % aujourd’hui, tous grains confondus. Une perspective alléchante pour France Export Céréales, d’autant plus que la consommation domestique s’oriente de plus en plus vers les produits élaborés de type boulangerie-viennoiserie-pâtisserie. « On a une carte à jouer », insiste Philippe Heusele.

En orges, 95 % de l’export pays tiers concernent la Chine