Sur son exercice 2007, Marie devrait enregistrer un chiffre d’affaires en progression de plus de 5 % et atteindre l’équilibre après avoir enregistré une perte significative en 2006. La relance de sa marque et le plan de restructuration engagés par le groupe auront donc porté leurs fruits malgré la hausse des matières premières qui sera compensée par une augmentation de ses tarifs en 2008. La filiale du groupe britannique Uniq vise également un développement en restauration commerciale, alors qu’elle occupe déjà 35 à 40 % du marché de la restauration sociale.
Après trois années en décroissance, notamment à cause de son offre surgelée à la peine, Marie Group Uniq reprend des couleurs et devrait afficher, sur l’année 2007, un chiffre d’affaires en croissance de plus de 5 %, contre 390 millions d’euros en 2006. La filiale française du britannique Uniq devrait également atteindre l’équilibre sur son résultat opérationnel, contre une perte « significative » en 2006. Cette bonne nouvelle pour le groupe tient notamment à la reprise de ses ventes en surgelé. « Notre volume à marque en surgelé a progressé plus vite que l’évolution du marché », note Giampaolo Schiratti, ancien de Bonduelle, arrivé à la tête de Marie Group Uniq en juin 2006.
Ce redressement ne s’est néanmoins pas fait sans douleur puisqu’un plan de restructuration avait été engagé en 2006, entraînant le licenciement de 218 salariés. Aujourd’hui, le groupe emploie 1400 personnes. Parallèlement, un programme ambitieux de relance de la marque a été mis en place afin que Marie retrouve les parts de marché perdues. Un travail sur les recettes, les packaging et la communication a été finalisé début 2007 Cf Agra alimentation n°1968 du 29/03/2007 page 21. L’innovation reste au cœur de la stratégie du groupe qui prévoit le lancement de nouveaux concepts cette année. « Nous avons réussi à inverser la tendance en 2007 sur le surgelé, tandis que les ventes en frais se sont accélérées », indique le directeur général. Le groupe avait notamment investi plus de 17 millions d’euros dans la publicité. En plats cuisinés, les références en formats familiaux, notamment, ont été rebaptisées « Faim de loup » en avril 2007. « Ce sont des formats pour une ou deux personnes, selon l’appétit de chacun. Nos références se vendent mieux depuis ce changement de nom », note Giampaolo Schiratti.
Investissement supérieur en 2008 à 10 M EUR
Un programme d’investissement d’un montant de 10 millions d’euros a également été engagé, l’année dernière, afin de satisfaire le développement du groupe en terme de capacité de production. « L’investissement le plus important a été celui engagé sur le site d’Airvault, dans les Deux-Sèvres. Nous avons installé une nouvelle ligne de barquettes pour les produits frais et deux pour les produits surgelés pour un montant de 2,4 millions d’euros », précise Giampaolo Schiratti. Le groupe a produit au global
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83 000 tonnes, dont 50 000 en surgelé. Il possède six unités de production, trois consacrées à son activité frais, Briec (29), Sablé-sur-Sarthe (72) et Viriat (01), et trois destinées aux produits surgelés, Airvault (79), Mirebeau (86) et Chacé (49). Les six sites sont nécessaires à l’activité du groupe et gardent encore un potentiel d’extension. D’ailleurs, le directeur général de Marie Group Uniq prévoit, cette année, un budget d’investissement industriel supérieur à celui de 2007.
Développement en RHF
Alors que son prédécesseur souhaitait développer Marie hors des frontières de l’Hexagone en affichant l’objectif ambitieux de tripler le chiffre d’affaires en trois ans, Giampaolo Schiratti préfère se concentrer sur le développement par croissance organique d’une marque essentiellement française. Le groupe réalise actuellement 5 % de ses ventes à l’international. Le directeur général trouve dans la restauration commerciale une nouvelle source de croissance. Si Marie est présent en restauration sociale où la marque occupe 35 à 40 % du marché, selon Giampaolo Schiratti, le groupe entend prendre une place importante auprès des grandes chaînes de restauration. « Nous enregistrons 15 % de notre chiffre d’affaires en RHF actuellement, essentiellement avec des produits surgelés. Nous comptons développer une offre spéciale pour la restauration commerciale. Nous avons déjà signé des contrats depuis quelques mois », précise-t-il. C’est sur le site de Chacé, dans le Maine-et-Loire, que sont fabriquées les références à destination de ces circuits.
En 2008, le directeur général, qui présentera les comptes annuels de son groupe à la mi-mars, compte poursuivre sur sa lancée avec une croissance significative de nouveau attendue. Si l’impact de la hausse des matières premières a été estimé à 10 millions d’euros, Giampaolo Schiratti assure que ce coût supplémentaire sera compensé par une augmentation des tarifs.