Le leader mondial du saumon Marine Harvest a finalement renoncé le 21 juin à racheter son compatriote et concurrent Cermaq. Il n’a en effet pas réussi à réunir suffisamment d’actions pour lui permettre de dépasser 33,4% du capital total, en incluant celles déjà en sa possession. Le groupe a par ailleurs annoncé avoir cédé le 26 juin la totalité de celles-ci. L'offre avait été rejetée comme insuffisante par la direction de Cermaq et par l'Etat, principal actionnaire avec 43,5%, qui se sont tous deux mis en quête de solutions pour la contrer. Le gouvernement, quant à lui, s'est proposé d'acquérir jusqu'à 21,6% supplémentaires du capital de Cermaq pour faire passer sa part à 65% et avoir ainsi les coudées franches pour décider du sort du groupe. Celui-ci doit notamment décider lors d’une assemblée générale extraordinaire le 11 juillet, de la suite à donner à l’offre de rachat de sa filiale Ewos. Deux fonds d’investissement, le norvégien Altor et l'américain Bain Capital, se sont proposés de racheter cette filiale de production de poissons pour 6,2 milliards de couronnes (780 millions d’euros). Selon Cermaq, cette offre est largement au-delà de la valorisation d’Ewos au regard de son Ebit 2013 et bien au dessus de que Marine Harvest était prêt à payer dans le cadre de son offre globale de reprise du groupe. Cermaq recommandera donc à ses actionnaires d’accepter, ce qui lui permettra de réduire son endettement et de proposer un dividende exceptionnel aux porteurs de parts. L’opération pourrait être finalisée vers la mi-juillet et ne posera aucun problème vis-à-vis des autorités de la concurrence. D’ici là, Cermaq entend poursuivre le développement de ses élevages en Norvège, au Canada et Chili.
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