Le Sedima (concessionnaires de matériel agricole) a présenté, lors d’une conférence de presse le 2 juillet à Paris, son habituel point de conjoncture issu d’une enquête auprès de ses adhérents. Au premier semestre 2024, par rapport au premier semestre 2023, 56 % des sondés ont annoncé un recul d’au moins 3 % de leurs prises de commandes de matériels neufs (pour 33 %, cette baisse est supérieure à 15 %). Sur le marché de l’occasion, ce sont 45 % des distributeurs qui ont connu une baisse de prises de commandes d’au moins 3 % (pour 25 %, supérieure à 15 %). Néanmoins en valeur, ces prises de commandes sont restées stables (entre -1 et + 1 % pour le neuf, entre 0 % et + 2 % pour l’occasion). En parallèle, sur la même période, le chiffre d’affaires a progressé de 7 % à 8 % pour les ventes de pièces en magasins et de 8 % à 10 % pour les prestations en atelier. « En trois ans, les prix des matériels en neuf ont augmenté en moyenne de 20 %, ceux en occasion de près de 10 % », rappelle Alexandre Mortier, président du Sedima. « Les clients ont donc privilégié l’entretien de leur matériel à un rachat. Les taux de remplissage en atelier ont été importants. »
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Pour le second semestre 2024, les distributeurs ne sont pas optimistes. Ils envisagent une nouvelle baisse de 9 % à 10 % de leurs commandes en neuf, de 5 % à 6 % en occasion. Et ce alors que chez plus de 60 % des concessionnaires, (neuf et occasion), les stocks ont gonflé de 10 % et plus en un an. « Ces stocks continuent de peser sur les résultats des distributeurs. Leurs coûts de gestion grèvent les trésoreries », précise de son côté Sylvie Domenech, responsable des études économiques. Conséquence: 71 % des distributeurs expliquent que leur trésorerie s’est dégradée et elle est un sujet important d’inquiétude pour 28 % d’entre eux. Viennent ensuite la gestion des stocks (21 %) et l’évolution des prises de commandes (16 %).