Longtemps cantonnés dans une niche, les produits bio marquent incontestablement des points et atteignent l'âge d'une certaine maturité. Tant en termes de marché, principalement auprès de la restauration collective, qu'en termes de production auprès des agriculteurs. Ils ne sont pas encore totalement sortis de la niche mais ils ont mis un pied dehors. Et ceci en dépit de trois obstacles : 1. Le plus évident est le déficit en rendement qui rend les produits plus chers et plus difficiles à leur faire accéder à un marché de masse. Mais lorsqu'il s'agit d'une restauration collective, les gestionnaires de cuisine, on l'a vu, peuvent faire, par ailleurs, des économies qui en compensent le surcoût ; 2. La charge de travail est plus importante pour l'exploitant et implique une mécanisation plus fréquente, source de gaz à effet de serre. A ce titre, le bilan global du bio vis-à-vis du réchauffement climatique mériterait un jour d'être établi ; 3. La notion de bio n'a pas grand sens pour des produits exotiques, en tout cas au regard des objectifs environnementaux. Voir, dans des magasins, des avocats ou pamplemousses bio venant de l'hémisphère sud est un non sens.

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Tout ceci n'empêche pas le bio d'avoir dépassé le stade des doctrinaires pour atteindre celui du grand public. Côté production, les organisations majoritaires comme la FNSEA, les JA ou l'APCA et les coopératives, se sont saisies de la question comme d'un nouveau marché auquel il convient de répondre. Les fans du début crient parfois à la banalisation du concept. Mais il ne pouvait y avoir de vrai développement sans que toutes les tendances de la production s'en saisissent. Et c'est une bonne chose.