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Mauvaises surprises

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La loi sur l’hôpital, dont l’examen vient de commencer à l’Assemblée, rouvre la boîte de Pandore, provoquant de nouveaux bras de fer sur des sujets aussi étrangers à la carte hospitalière que les dégustations de vin dans les foires ou les spots TV des marques alimentaires. L’an dernier, Roselyne Bachelot avait remisé son projet d’interdire dans les programmes jeunesse toute publicité pour des produits avec ajout de sucre, de matière grasse ou d’édulcorant de synthèse. A la place l’autorégulation devait l’emporter à travers une charte déontologique conclue avec toutes les parties prenantes (industriels, chaînes, etc). Mais celle-ci est toujours en discussion… Las ! la commission des affaires sociales de l’Assemblée n’y croit pas et amende le texte gouvernemental pour brandir à nouveau l’interdit. En imposant de nouvelles obligations aux annonceurs qui choisissent les heures de grande écoute : indiquer le nombre de calories du produit, insérer un message sanitaire en bandeau au bas des publicités, obliger l’audiovisuel public à mener des actions en faveur de la nutrition dans les créneaux libérés par la suppression de la publicité, taxer non plus à 1,5 % mais à 3 % toute publicité alimentaire et sans qu’on ne puisse plus s’en exonérer par des messages sanitaires…

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Sur le front de l’alcool, le projet Bachelot se contentait, initialement, d’interdire les open bars dans les soirées étudiantes et de combler le vide juridique laissé par la loi Evin à propos des supports internet. En fait, les députés ont à se prononcer sur un texte qui étend l’interdit à toute vente au forfait et offre gratuite à titre promotionnel, sans même en exclure les dégustations dans les caveaux ou les salons. Et sur internet, le vin ne pourrait être présent sur des sites touristiques ou de presse ! La profession tombe de haut.