Le rapport du comité d’expert spécialisé sur les ESST (encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles) saisi par l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) « attire l’attention sur les risques de présence résiduelle d’infectuosité associée à ces boues » au regard de l’ESB (vache folle). Pour Martin Hirsch, directeur de l’AFSSA, le comité d’experts n’a pas mis en avant « un risque nouveau » lié aux usages agricoles des effluents d’abattoirs.
Le comité d’expert spécialisé sur les ESST (encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles) saisi par l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) devait notamment évaluer les risques sanitaires pour la santé humaine et animale liés aux rejets issus des établissements (abattoirs, équarrissages) traitant de produits et sous-produits issus de ruminants (notamment les MRS : matériaux à risque spécifique). Tout en rappelant « ne pas disposer de données scientifiques suffisantes pour fournir un avis étayé », « il apparaît néanmoins que l’essentiel du risque (de contamination des sols et de l’eau par le prion résultant des effluents d’abattoirs) serait lié à l’épandage des boues » précise le rapport. « En effet, sous certaines conditions, ces boues pourraient concentrer l’agent pathogène (prion) ». Pour autant, pour Martin Hirsch, directeur de l’AFSSA, le comité d’experts n’a pas mis en avant « un risque nouveau » lié aux usages agricoles des effluents d’abattoirs.
Absence de données scientifiques
Les recommandations du comité pour les abattoirs « visent à mener une enquête sur un nombre d’établissements statistiquement significatif et représentatif ». Cette étude devrait permettre « une évaluation quantitative précise de la présence de fragments de système nerveux central dans les effluents ». Il s’agit aussi « d’identifier les marqueurs spécifiques du système nerveux central permettant d’évaluer la teneur en tissus potentiellement infectieux dans les diverses eaux issues des établissements ». Enfin, le comité recommande d’analyser le « degré d’inactivation de l’agent infectieux (prion) » lié au procédé de traitement. En clair, il est question de « déterminer la partition de l’agent infectieux au contact des boues activées (biologiques) ». L’absence de données scientifiques concernant le devenir de l’infectiositié, c’est-à-dire le devenir des particules dans les eaux usées des abattoirs et des usines d’équarrissages a été largement évoquée.
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