La plus grande partie de la campagne de commercialisation du melon, maintenant écoulée, a été caractérisée par une production en recul, mais néanmoins par des prix en repli du fait de pics de production, et par un solde exportateur en retrait, selon une note de conjoncture publiée par Agreste le 20 septembre.
La production est estimée à 222 940 tonnes, soit un repli de 10 % sur un an et de 14 % par rapport à la moyenne 2014-18. Le printemps frais et maussade « a retardé le développement des fruits ». Fin juillet, les volumes récoltés se sont révélés inférieurs de 10 % à ceux de 2018 et de 32 % par rapport à la moyenne, « en partie en raison des baisses de surfaces ».
Les surfaces emblavées en melons pour la campagne 2019 seraient de 11 900 ha, en recul de 7 % par rapport à la précédente campagne, et de 11 % par rapport à la moyenne 2014-2018, selon Agreste.
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Cette situation aurait pu logiquement conduire à une élévation des cours du melon. Mais les phases de canicule ont accéléré brutalement le mûrissement des fruits. Les récoltes se sont intensifiées avec les températures élevées de juillet, surchargeant le marché sur des périodes courtes. L’offre s’est trouvée supérieure à la demande, faisant entrer le melon en crise conjoncturelle dans la deuxième quinzaine de juillet. En août, les cours ont décliné de 7 % par rapport à l’année dernière et de 3 % par rapport à la moyenne 2014-2018.
Pourtant, de janvier à juillet, les importations de melons (141 954 tonnes) ont progressé de 3 % et les exportations (26 579 tonnes) ont fléchi de 1 % par rapport à la même période de 2018. Le solde déficitaire qui résulte de ces échanges s’est creusé de 4 % sur un an, constate Agreste.
Les surfaces emblavées en melons en recul de 11 % par rapport à la moyenne