Les deux brasseries artisanales Mélusine et Parisis sont réunies sous une structure commune, majoritairement détenue par les fondateurs de Mélusine. À horizon 2024, elles devraient produire ensemble 30 000 hl de bière par an.
Fin juillet, les brasseries artisanales Mélusine en Vendée et Parisis en Île-de-France ont annoncé leur rapprochement. Sur le plan financier, les actionnaires de Mélusine ont racheté les parts d’Éric Esnault, l’un des fondateurs de Parisis sur le départ. De cette opération résulte la création d’une société commune, baptisée Newbeers. Elle est détenue à 76 % par les fondateurs de Mélusine et à 24 % par ceux de Parisis. « Cette structure va embaucher les commerciaux des deux brasseries afin qu’ils puissent vendre les deux gammes de bière », détaille Laurent Boiteau, directeur de Mélusine et actionnaire majoritaire de Newbeers. Il rappelle que les deux entreprises étaient déjà très proches de par leur fonctionnement et entretenaient « une amitié de longue date ».
L’un des objectifs de ce rapprochement est d’étendre les zones de vente. Ainsi, les commerciaux de Parisis pourront proposer les bières vendéennes en région parisienne et inversement. Le second axe de développement concerne les réseaux de distribution. Actuellement, Parisis s’adresse plus particulièrement aux particuliers alors que Mélusine commercialise la majorité de ses volumes en restauration. La création de Newbeers doit ainsi permettre de créer de nouveaux débouchés pour les deux brasseries.
Un objectif de développement important
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Ce rapprochement doit permettre d’augmenter de manière significative la production. « Pour Parisis, nous prévoyons de doubler les volumes à horizon quatre ans », affirme Laurent Boiteau. Pour ce faire, la construction d’un nouveau bâtiment est prévue pour les 4 000 hl actuellement produits en région parisienne. « Nous sommes déjà à la recherche d’un terrain. L’investissement devrait représenter deux millions d’euros sur le volet immobilier et un million pour l’équipement », déclare le directeur de Newbeers. Ce nouvel outil de production devrait également permettre de lancer de nouveaux projets et de nouvelles recettes.
Côté Mélusine, l’objectif visé est une hausse de 60 % de la production. À horizon 2024, Laurent Boiteau espère sortir 30 000 hl de bière annuellement sur les deux brasseries.
Pour autant, tout ne sera pas mis en commun. Chacune des brasseries gardera la main sur ses recettes et sa production. À travers le communiqué de presse, les différents actionnaires insistent sur l’importance pour chacune des structures de garder son identité et son indépendance. « Ce sont des produits complémentaires. La Parisis est une bière plus pointue, plébiscitée par un public de “geek”. C’est une richesse qu’il ne faut pas tuer », constate Laurent Boiteau.