Le télétravail, l’enseignement à distance dans le supérieur, tout comme les vagues successives de reconfinement un peu partout dans le monde, sont autant d’éléments qui pèsent sur l’activité des majors de la restauration collective et des services. Si Sodexo notait un léger mieux fin janvier, lors de la publication de son chiffre d’affaires du premier trimestre de l’exercice en cours, tout de même en baisse de 27,1 % à 4,43 Mrd€, la situation demeure toujours très compliquée. Et les incertitudes sur l’évolution de la pandémie de Covid-19, ont déjà contraint le numéro deux mondial de la restauration collective et des services à prendre des mesures de restructuration. Ainsi Sodexo a ainsi annoncé fin octobre un plan de suppression de plus de 2 000 emplois en France, soit près de 7 % de ses effectifs, en majorité dans le segment Services aux entreprises. Dans le même temps, le groupe annonçait pour son exercice 2019/2020 une perte nette de 315 millions d’euros, contre un résultat net de 665 millions d’euros, un an plus tôt et un repli de 12 % de son chiffre d’affaires à 19,3 milliards d’euros. De quoi faire dire à Denis Machuel, le directeur général qu’il s’agissait de « la plus importante crise de l’histoire du groupe ».
Quelques semaines plus tard, le britannique Compass, numéro un mondial du secteur, annonçait un résultat net de 133 millions de livres sur son exercice 2019/2020 (clos le 30 septembre), contre 1,1 milliard pour l’exercice précédent. Son chiffre d’affaires sur l’exercice plongeait quant à lui de 20 % à 19,9 milliards de livres. Confronté comme ses concurrents aux mêmes effets de la Covid-19 sur ses activités, le groupe prévoit de supprimer 1 000 à 1 500 emplois en France via des départs volontaires, sur un total de 600 000 salariés dans 45 pays.
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Elior, lui aussi très affecté par la crise actuelle, n’a pas échappé aux restructurations. Tout en dévoilant fin novembre une perte nette de 483 millions d’euros sur son exercice 2019/2020, contre un bénéfice de 271 millions d’euros, un an plus tôt, le groupe annonçait 1 888 suppressions de postes en France. Son chiffre d’affaires du premier trimestre faisait apparaître un recul de 27,7 % de son chiffre d‘affaires. À cette occasion, le groupe indiquait entrer « maintenant dans une nouvelle étape de (sa) transformation en accélérant le déploiement de (ses) nouvelles offres de restauration innovantes chez (ses) clients pour répondre à l’évolution de (ses) métiers et aux nouvelles attentes de (ses) convives ». Il est certain que si le télétravail notamment tend à se développer, c’est tout un pan de l’activité de ces majors de la restauration collective en entreprises qui va être profondément modifié.