De 1999 à 2003, les actions de défense des troupeaux (clôture, achat de chiens, salaire d’un aide-berger...) ont été financées à un travers un programme « Life » cofinancé par l’Union européenne. Arrivé à échéance, ce programme doit se poursuivre en 2004 via la mesure « T » (qui permet d’obtenir un cofinancement européen) du Plan de développement rural national. Or, les éleveurs sont furieux d’apprendre qu’il leur sera désormais demandé de financer à hauteur de 20 % lesdites mesures, et de manière contractuelle sur 5 ans. « 5 ans, ce n’est pas possible ; on ne pas faire passer cette mesure auprès des éleveurs » explique Jean-Paul Comte, président de la FDSEA des Alpes de Haute-Provence. « Il faut mettre la mesure à l’essai pour un an » estime t-il. Maïté Diarté, au nom de la Confédération paysanne, exprime quant à elle son « opposition totale » à la mesure T, « même avec un engagement annuel, car cela suppose qu’on est co-responsable du loup ».
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« Il faut partir du principe qu’on aura à expérimenter une formule, et qu’on en rediscute » répond Serge Lepeltier, expliquant que la part de 20 % à la charge des éleveurs n’est pas de son fait, mais relève du droit communautaire, Bruxelles imposant un plafond de financement public de 80 %.