La France a souligné, lors de la réunion du 2 mars à Bruxelles des ministres de l’Environnement de l’UE, « l’intérêt majeur » que représentent les politiques de réduction du méthane dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Le méthane est un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2 », mais, si le CO2 peut rester plusieurs siècles dans l’atmosphère, le méthane disparaît en quelques décennies, explique Paris, notant donc que, en matière de réchauffement, la contribution de ce dernier est « bien plus importante à court terme ».
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A la différence aujourd’hui du CO2, le méthane a une valeur économique, note la France, citant les projets de récupération et de valorisation des émissions des décharges, des mines de charbon, etc. « La situation est différente pour l‘agriculture, source importante de méthane dans les pays industrialisés et surtout dans les pays en développement », ajoute-t-elle, car la valorisation du méthane des troupeaux et des rizières « n’est pas une option praticable ». Des méthodes très productives existent cependant en Asie et en Afrique pour le riz, sans qu’il soit besoin d’inonder les champs, donc avec de moindres émissions de méthane. Paris propose donc, dans la perspective de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique, à la fin de l’année, « d’explorer une initiative qui aidera en priorité les paysans des pays en développement à réduire les émissions de méthane et d’autres gaz à effet de serre (protoxyde d’azote) de l’agriculture – potentiel des réductions très important d’ici 2020 à 2030 – en cherchant des synergies pour assurer la sécurité alimentaire, le stockage de carbone dans les sols, et l’adaptation ».