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Conseil agricole informel de l’UE Mettre la sécurité alimentaire au premier plan de l'agenda international

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Le Conseil informel des ministres de l'agriculture de l'UE, à Milan, le 30 septembre, a été l'occasion d'un débat sur la prise en compte du défi de la sécurité alimentaire mondiale. Cette question, aux yeux de la présidence italienne comme des ministres des Vingt-huit, devrait figurer comme priorité sur l'agenda international.

LES ministres de l'agriculture des Vingt-huit, réunis à Milan pour un Conseil informel, étaient invités le 30 septembre par la présidence italienne de l'UE à un échange sur les moyens, pour l'agriculture européenne, de contribuer au défi de la sécurité alimentaire mondiale. Une question qui sera au cœur de l'exposition universelle de Milan en 2015. Dans ce contexte, le commissaire européen Dacian Ciolos a rappelé que l'agriculture de l'UE avait des marges de progrès considérables, notamment à l'Est et qu'elle était face à des défis importants : « Résoudre l'équation produire/préserver les ressources naturelles ; garder un rôle moteur dans les zones rurales pour préserver l'équilibre fragile de nombreux territoires ; contribuer à l'augmentation de la demande mondiale pour des produits de qualité ; générer de la croissance et des emplois, dont l'Europe a besoin ; mais également être prêt à faire face aux revers liés à des marchés parfois porteurs, mais aussi fluctuants ». À l'échelle globale, trois axes principaux doivent être travaillés, selon lui : le commerce, la durabilité et l'innovation. Et la Pac « peut être utilisée comme un outil de politique extérieure. En situation de conflit, de pauvreté… nous avons des réponses à apporter. De même en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique », a souligné Dacian Ciolos.

Invité à participer à cette réunion, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), José Graziano da Silva, a pour sa part insisté sur le lien entre sécurité alimentaire et conflits et entre conflits et immigration. « Si nous ne sommes pas en mesure de gérer le développement agricole et rural des pays les moins riches, nous ne serons pas capables de mettre fin aux flux migratoires incontrôlés qui sont source d'inquiétude en Europe et dans d'autres parties du monde », a-t-il indiqué. Le ministre italien Maurizio Martina, qui préside le Conseil agricole, a appelé ses homologues à tout faire pour mettre la sécurité alimentaire et la volatilité des prix en haut de l'agenda international.

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(1) Voir n° 3464 du 29/09/2014