Les fabricants de farine, de biscuits et gâteaux expriment aussi leur préoccupation suite à la flambée des cours des céréales et demandent que la grande distribution accepte des hausses de prix. Leurs différentes organisations professionnelles évoquent même dans un communiqué les risques de ruptures d’approvisionnement que fait courir cette envolée des prix. Selon les bilans prévisionnels de l’Union européenne et de la France, les stocks à la fin juin ne couvriront que deux à trois semaines de consommation, « bien en-deçà des normes de sécurité d’approvisionnement ». Les cotations du blé tendre ont atteint « des niveaux historiquement élevés » (266 euros/tonne à échéance mars 2011 sur Euronext, le 28 janvier) et la situation devrait rester identique en 2011. Or, « les industriels font face à des refus de leurs conditions tarifaires par leurs clients » (les distributeurs, ndlr), soulignent-ils. « C’est par une attitude responsable de tous les acteurs que seront épargnées au consommateur les conséquences excessives d’une situation mondiale du marché du blé très tendue», selon les professionnels.
… comme les torréfacteurs de café
Depuis un an, « le café, notre unique matière première, a connu une hausse de près de 70 % du prix de l’arabica et de 63 % du prix du robusta », constate le Syndicat français du café qui jugerait « inacceptable de faire payer sur un seul maillon de la filière la hausse structurelle du café vert ». Cette hausse s’est nettement accélérée sur les 8 derniers mois, à quoi s’ajoute une augmentation spectaculaire des primes supplémentaires pour les cafés fins, par exemple de Colombie. Face à une demande croissante des consommateurs au niveau mondial, poursuit le syndicat, l’offre de café n’a pas été suffisante sur la campagne 2009-2010. La campagne 2010-2011 s’annonce elle aussi en retrait par rapport aux attentes et confirme les anticipations de hausse de cours.
A cela s’ajoute une tension supplémentaire issue de l’action des fonds de placement de plus en plus présents sur les marchés de matières premières. Enfin les entreprises souffrent de la parité euro-dollar qui renchérit d’environ 15 % des approvisionnements.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.