Les professionnels de la filière forêt-bois sont ressortis déçus de la première réunion « tempête » organisée le 27 janvier au ministère de l’Agriculture. Ils espéraient de premières aides financières, Michel Barnier leur a demandé de patienter. « Nous devons prendre le temps de faire un bilan, après on posera la question de l’indemnisation », a résumé devant la presse le ministre en charge de l’agriculture et de la forêt. Au plan national, « plusieurs semaines » seront nécessaires pour échafauder un ensemble de mesures d’aides ou d’encouragement à la sortie des bois abattus. Michel Barnier a reconnu qu’un « vide juridique » prive les propriétaires forestiers des dispositions qui s’appliquent aux agriculteurs en cas de calamité naturelle : « C’est une vraie faiblesse, nous devons rechercher une réponse équitable ». Pour le ministre, c’est notamment le moment de mettre en œuvre les outils validés dans le cadre des Assises de la forêt. Le ministre s’est par ailleurs dit confiant quant à la possibilité de faire appel au Fonds de solidarité européen pour venir en aide à la filière. Créé en 2002, ce fonds vise à organiser la solidarité européenne face aux catastrophes naturelles. « Nous sommes dans les critères », a assuré le ministre. Celui-ci propose de « saisir cette crise pour valoriser la forêt et le bois ». « Il faudra encourager les Français à utiliser le bois en énergie et dans la construction ».
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