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Prix du lait Michel Barnier prédit une négociation « difficile » mais qui devrait aboutir

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Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, a déclaré, le 21 octobre lors de son audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale que la négociation sur le prix du lait s’annonçait « difficile ». Toutefois, le ministre estime que d’ici une quinzaine de jours, « nous aboutirons à des accords ». Pour l’heure, les actions des producteurs se poursuivent. La FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) qui dénonce le « double discours des industriels » demande la tenue d’une nouvelle réunion dans le cadre de l’interprofession.

Réaliste mais résolument optimiste, Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, est conscient que les négociations sur le prix du lait sont « difficiles » mais estime que d’ici une quinzaine de jours, « nous aboutirons à des accords ». C’est ce qu’il a expliqué devant la commission économique de l’Assemblée nationale le 21 octobre. Il a insisté sur le fait qu’il y avait à nouveau « un cadre de référence » pour la négociation. En effet, les pouvoirs publics ont légitimé à nouveau le rôle de l’interprofession sur cette question du prix du lait malgré l’injonction de la DGCCRF (répression des fraudes) de stopper les recommandations nationales. Un optimisme quelque peu tempéré par les acteurs de la négociation. La preuve, la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) le 22 octobre, dénonçait le « double discours des industriels ».

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Pas de nouvelles provocations

Suite aux nombreuses actions des éleveurs laitiers sur l’ensemble du territoire national, la FNPL dit constater que « le discours des industriels sur le terrain est contradictoire par rapport aux prétentions évoquées par leurs fédérations nationales » sur le prix du lait. Certains pourraient être plus généreux que ce qu’annonce leur fédération. Aujourd’hui, la FNPL « met la Fnil (industriels privés) et la FNCL (industriels coopérateurs) devant leurs responsabilités et demande qu’une nouvelle réunion ait lieu dans le cadre de l’interprofession nationale afin que cesse ce double discours ». La FNPL souhaite que « ces discussions soient constructives et n’admettra pas de nouvelle provocation », précise un communiqué. Si cela devait être le cas, les éleveurs n’auront d’autres recours que de renforcer encore leurs actions, précise le syndicat de producteurs. Du côté des fédérations nationales des industriels, on semblait d’accord, le 22 octobre, pour se remettre autour de la table de négociation. Les dates du 28 ou 29 octobre sont évoquées. Mais, pour les transformateurs, il faut intégrer dans la négociation une part de flexibilité permettant de prendre en compte les différentes situations des entreprises. « Dire qu’on se battait il y a quelques années pour un différentiel de 3 euros/1 000 litres, là on en est loin », confiait un président de coopérative. D’ici la reprise de la négociation au niveau national, les actions des producteurs continuent.