Abonné

Grands Moulins de Strasbourg Michel Soufflet quitte le conseil d’administration

- - 2 min

Michel Soufflet, président du conseil de surveillance des établissements Soufflet, numéro un français du négoce des grains, a donné sa démission du conseil d’administration des Grands moulins de Strasbourg, désapprouvant le choix du troisième meunier français de faire entrer à son capital le groupe Bakri.

La perspective de l’entrée au capital des Grands moulins de Strasbourg d’un nouvel actionnaire, Imad Bakri, via deux sociétés, la Metro Trading Company, de droit belge, et la Romagro Cereal SRL, de droit roumain, n’enchante pas Soufflet, actionnaire à 29,6 % des Grands moulins de Strasbourg.

Le groupe Bakri, c’est, pour ce que l’on en sait, de l’immobilier au Liban et de l’agroalimentaire en Afrique.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

actionnaire
Suivi
Suivre

Trop d’« opacité »

Le numéro un français du négoce des grains a eu déjà l’occasion de signifier son désaccord avec le choix du p.-d. g. de l’établissement meunier, en contestant la façon dont le groupe Bakri entrerait au capital. Rappelons qu’il mène une action en justice auprès de la cour d’appel de Paris, pour demander l’annulation d’une dérogation à l’OPA (offre publique d’achat) que les Grands moulins de Strasbourg ont obtenu de l’Autorité des marchés financiers Voir Agra-Presse Hebdo n°3 150 du 21/04/2008.. Pour Soufflet en effet, cette entrée masque un transfert total du contrôle de l’ensemble des Grands moulins, même si leur p.-d. g, Bertrand Leary, s’en défend. Il estime que l’OPA aurait été le procédé approprié, car mené par des experts indépendants, en toute publicité et transparence. Le patron de Soufflet évoque l’« opacité » du projet de rapprochement avec le groupe Bakri, car, dit-il, la stratégie du meunier avec l’aide de son nouvel actionnaire dans des boulangeries en Afrique n’est pas détaillée comme l’est habituellement un plan de développement d’entreprise.

Soufflet démissionne parce qu’il ne veut pas, selon son porte-parole, cautionner des choix qu’il considère comme « contraires aux intérêts de l’entreprise elle-même, contraires aux intérêts des salariés et de l’encadrement, et contraires aux intérêts des actionnaires minoritaires ».