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Agriculture biologique Mickael Poillion : « Le bio doit créer un réseau de distribution alternatif »

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Mickael Poillion, membre du bureau des Jeunes agriculteurs, estime que le bio « doit créer un réseau de distribution alternatif » face à la grande distribution. D’autant que « les AMAP en zone rurale, ça ne marche pas », a-t-il lancé, le 27 avril dans le cadre du débat organisé par l’AFJA autour du livre de Gil Rivière-Wekstein (Bio, fausses promesses, vrai marketing ).

Mickael Poillion, jeune agriculteur en polyculture élevage dans le Nord Pas de Calais, a la particularité d’être à la fois dans une démarche d’agriculture conventionnelle et biologique. « Ce petit laboratoire bio qu’il a au sein de son exploitation », l’a fait se poser pas mal de questions. Notamment celle de la valorisation des produits bio, qui passe par l’organisation des filières. Particulièrement remonté contre les GMS, où les paysans sont pris pour des « c... », le jeune agriculteur estime que le « problème de la structuration des filières bio » se pose. « Face à la grande distribution, le bio doit créer un réseau alternatif », souligne le syndicaliste. D’autant que « les AMAP en zone rurale, ça ne marche pas », a-t-il lancé. « On a des contacts très intéressants avec les GMS », estime pour sa part François Thiery, président de l’Agence Bio. « On n’est pas pour autant les gourous des GMS », ajoute-t-il. « Comme elles se cherchent actuellement, le local est dans les discussions », souligne-t-il. Quant à la contractualisation, nouvel « hochet politique », « cela fait longtemps qu’on le fait en bio », précise le président.
Liberté de choix
Mickael Poillion, qui défend la « liberté de choix » du paysan, fait le constat que dans son cas, sa coopérative veut une qualité de blé constante pour l’amidonnerie. De fait, faire sans phytosanitaire dans des rotations de type blé sur betteraves ou encore blé sur blé est impossible, explique-t-il. « Tout est fait pour que le modèle ne change pas », déplore le jeune agriculteur. « Les phytos sont un outil parmi d’autres. Ce n’est pas la solution magique ». Mickael Poillion refuse d’opposer le bio « qui ne doit pas être réservé à une caste » et l’agriculture conventionnelle censée alimenter massivement la planète. « Ce discours me va, a commenté Gil Rivière-Wekstein. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants ».

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