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Miel : Famille Michaud veut rendre obligatoires l’analyse et la déclaration des volumes

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Famille Michaud Apiculteurs, premier sélectionneur et conditionneur de miels en France (marque du même nom, Miel l’Apiculteur, Lune de miel, La ruche aux délices, Beeliz) a deux priorités d’action pour l’année 2025, a appris Agra Presse au Salon de l’agriculture le 27 février. Le premier « combat » consiste à rendre l’analyse des miels « obligatoire » dans le cadre de la nouvelle directive européenne Miel qui entrera en vigueur mi-2026, afin de lutter contre la fraude (sur l’origine géographique, l’appellation florale, l’adultération). « Le miel est le produit le plus exigeant en matière d’étiquetage sur le pack, pour donner de la transparence au consommateur, mais l’analyse de la matière première n’est pas obligatoire. C’est un non-sens. Il faut prouver que ce qui est écrit sur l’étiquette est bien dans le pot », estime la d.g. Marie Michaud.

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Le deuxième combat du conditionneur est de rendre obligatoire la déclaration des volumes de miel récoltés. « L’apiculture est la seule filière agricole qui n’a pas l’obligation de déclarer ses volumes », regrette Marie Michaud qui affirme que « seulement 3 % des 62 000 apiculteurs » déclarent leur production. Une « opacité sur les volumes » qui empêche le conditionneur d’avoir une « vision globale » sur l’origine France pour « la pousser » en grande distribution, sans risque de « rupture » en rayons et, in fine, de « perte de références ». « Les récoltes de miel se finissent au mois de septembre, et les négociations commerciales commencent au mois de novembre. Si en septembre, quand les récoltes sont finies, tous les apiculteurs annonçaient les volumes qu’ils ont produits, on pourrait annoncer en octobre à la grande distribution le niveau de miel français », souligne-t-elle.

« Vision globale » sur l’origine France