L’intersyndicale du miel née récemment autour de la Confédération paysanne, de la FFAP, du SNA et de l’Unaf (voir notre Petit guide du syndicalisme apicole) dénonce « un plan de soutien insuffisant » à l’apiculture française, dans un communiqué le 15 mars. Elle regrette que l’enveloppe d’aides conjoncturelles de 5 M€, annoncée le 23 février par le ministère de l’Agriculture, ne bénéficie qu’aux apiculteurs ayant subi des pertes de production alors que beaucoup ont des difficultés à écouler leurs stocks. « Nous demandons que les soutiens conjoncturels prennent en charge une aide pour le stockage et que cette dernière s’applique à la baisse de chiffre d’affaires de l’ensemble des apiculteurs et apicultrices », indiquent les quatre syndicats alliés.
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Pour « encourager les partenariats entre producteurs et conditionneurs » afin de mieux faire correspondre l’offre et la demande – promesse faite par la Rue de Varenne dans le cadre du plan –, l’intersyndicale appelle à d’abord « garantir une juste rémunération » aux apiculteurs. À cet effet, elle demande la mise en place de « prix planchers incluant : les coûts de production, la rémunération et la protection sociale » et l’activation d’une « clause de sauvegarde » pour les miels importés en dessous de ce prix. Elle demande également « transparence et équité » dans la répartition des marges et « traçabilité et contrôles systématiques des miels » dès leur entrée dans l’Hexagone.
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La création de l’intersyndicale apicole date du 2 février, selon un communiqué commun envoyé à cette date. Sa constitution vise à « essayer de pallier l’inaction de l’interprofession (NDLR Interapi) sur le dossier de la crise de miel », confiait Patrick Boussard, représentant de la FFAP à Interapi, à Agra Presse le 26 février, pendant le Salon de l’Agriculture.