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Miel : l’UE reste largement dépendante des importations

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Dans le cadre de la Journée mondiale des abeilles le 20 mai, Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique, a publié les données du commerce du miel dans l’UE pour l’année 2023. Sur les 163 700 t de miel naturel importé dans l’UE en 2023 (pour un montant total de 359,3 millions d’euros), 65 % l’étaient en provenance de Chine (60 200 t, 37 %) et d’Ukraine (45 800 t, 28 %). Dans une moindre mesure, l’Argentine (20 400 t, 12 %), le Mexique (10 700 t, 7 %) et Cuba (4 700 tonnes, 3 %) figurent également parmi les principaux fournisseurs de l’UE. Si les importations de miel ont diminué par rapport à leur niveau de 2021 (173 400 t), Eurostat souligne toutefois qu’elles ont augmenté de 20 % sur dix ans, passant de 136 300 t en 2013 à 163 700 t en 2023. L’Allemagne reste la principale destination de ces importations, captant environ 25 % des volumes (41 000 t). Suivent la Belgique (31 400 t, 19 %), la Pologne (23 300 t, 14 %), l’Espagne (15 700 t, 10 %) et la France (7 700 t, 5 %).

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L’UE reste toujours largement importatrice de miel puisque ses exportations hors UE ne représentent que 24 900 t pour une valeur de 146 M€. Principal partenaire commercial de l’UE au niveau agroalimentaire, le Royaume-Uni l’est également dans le secteur du miel. Avec 4 300 t et 17 % de l’ensemble des exportations extra-UE de miel, l’outre-Manche est la première destination du miel de l’UE en 2023. Suivent de près, l’Arabie saoudite (3 500 t, 14 %), la Suisse (3 400 t, 13 %), les États-Unis (3 300 t, 13 %) et le Japon (2 500 t, 10 %). L’Espagne (7 100 t, 29 %) et l’Allemagne (5 500 t, 22 %) ont représenté plus de la moitié du miel européen exporté l’année dernière alors que les parts de la Roumanie (1 700 t, 7 %), de la Hongrie (1 600 t) et de la Grèce (1 500 t, 6 %) ont été plus résiduelles.