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Biscuiterie/Ingrédients/Stratégie Miels Villeneuve tisse sa toile

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Après avoir mis en place une structure de gestion commune, Miels Villeneuve, Biscuiterie de France et Biscuiterie Moderne mettent l’accent sur le marketing et la communication pour asseoir leur développement. Les produits bio et le pain d’épices comptent parmi les fers de lance de cette stratégie.

Entré au capital de Miels Villeneuve au début de l’année 2010 (à hauteur de 50 % aux côtés de Daniel Villeneuve, 50 % également), Thierry Lauvergeat (1) s’est attelé à l’organisation d’un petit groupement de PME. Miels Villeneuve, Biscuiterie Moderne (qu’il détient à 51 % aux côtés de Jean-Michel Munier) et Biscuiterie Moderne (détenue à 51 % par Daniel Villeneuve) sont désormais gérée de façon commune. « Quand j’ai repris Biscuiterie Moderne en 2007, j’ai vite compris qu’il allait falloir trouver des partenaires pour être plus efficace sur le plan commercial », explique Thierry Lauvergeat. Dès l’an prochain, il prendra le contrôle de Miels Villeneuve (à 65 %) et sa participation montera à 80 % en 2014. Rien n’est prévu pour l’instant concernant la Biscuiterie Moderne, ni la Maison du miel, à Paris, qui appartient à Daniel Villeneuve.

Le bio, une niche naturelle pour le miel
Cela n’empêche pas les entreprises de travailler ensemble et de faire jouer les synergies. Le bio et le pain d’épices font partie des fers de lance de la stratégie du dirigeant.
Biscuiterie Moderne (840 000 EUR en 2010), qui emploie 9 personnes, a généré 15 à 20 % de chiffre d’affaires additionnel grâce au développement d’une gamme bio. Une stratégie que Thierry Lauvergeat compte déployer au niveau du groupe. Miels Villeneuve (35 personnes, 9,5 M EUR de chiffre d’affaires) réalise déjà 22 % de son activité avec des produits bio. L’entreprise, qui conditionne et distribue du miel et des produits au miel (pain d’épices, nonnettes, gaufres, spéculoos, confiseries, confitures ainsi que des boissons), travaille sur une grande diversité de canaux : industrie, jardineries, GMS, épicerie fine, travail à façon, apiculteurs (pour des compléments de gamme).

Profiter du regain d’intérêt pour les saveurs tombées en désuétude
C’est sur Biscuiterie moderne (10 personnes, 1,35 M EUR de CA), spécialiste du pain d’épices, que portent les efforts de développement de la production bio. « Nous allons étendre l’offre de pains d’épices bio et nous travaillons aussi sur une recette de pain d’épices premium », explique Thierry Lauvergeat. En termes de marketing, parmi les marques commercialisées par Miels Villeneuve, c’est Abeille Royale (diététique, bio), qui va être poussée dans un premier temps. Les marques Abeille laborieuse (Jardineries) et Miels Villeneuve (GMS, épicerie fine) restent bien sûr commercialisées.
Thierry Lauvergeat veut aussi développer le travail à façon pour l’industrie. « Nous faisons les brisures de pain d’épices pour Rians, explique-t-il. Le pain d’épices était un goût oublié, un peu ringard, nous voulons lui redonner ses lettres de noblesse. »
 
(1) Passé chez Cadbury Schweppes, Thierry Lauvergeat a notamment dirigé Arthenay Agro développement (Tereos). 

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