« Les Miko » à Saint-Dizier font peut-être moins de bruit que « les LU » de Calais et d’Evry n’en avaient provoqué lors des précédentes municipales, ils pèseront quand même sur ces prochaines élections aux côtés de bien d’autres dont les emplois sont menacés en plus grand nombre chez Kodak, Kléber, Salomon, Ford ou Cristal d’Arc. Sans parler d’Arcelor Mittal qui a vu Nicolas Sarkozy se précipiter à Gandrange comme s’il allait empêcher la fermeture du site. S’il était prêt à mobiliser de l’argent public pour cela – quoi qu’en dise Christine Lagarde -, pourquoi pas pour d’autres ? Les semaines qui passent étant si néfastes à sa popularité, le président dépêche son fidèle ministre du Travail à Saint-Dizier : une « table-ronde » avec arbitrage des pouvoirs publics n’est pas exclue mais la direction de Cogesal-Miko écarte pour l’heure le contre-plan des syndicats. Quand bien même la filiale d’Unilever corrigerait le tir, ce sera peu de chose pour inverser la tendance au repli structurel de l’emploi industriel. Ce qui est vrai pour l’industrie en général qui creuse son déficit extérieur à force de délocaliser peut le devenir aussi dans l’industrie alimentaire, malgré toutes ses attaches au territoire. Les effectifs du secteur ont longtemps mieux résisté, mais depuis 2004 ils décrochent – de 4000 postes encore en 2006 ! Et dire que l’année d’avant un certain « Partenariat national de développement des IAA » devait générer 8000 créations par an pendant 10 ans…

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