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Milliards superflus ?

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La France vient de perdre sans crier gare 7,8 milliards d’euros avec une balance commerciale globale qui est devenue négative en 2004. Ce n’est pas grave, assure François Loos qui se flatte de voir nos exportations industrielles augmenter. Certes, mais les recettes du pétrole vert, dans le même temps, ont cessé de progresser. Le ministre n’a pas souligné non plus que sans son industrie alimentaire (quand même à l’origine d’un excédent de 6,3 Mds), la France eut été dans le rouge depuis longtemps et que le trou de l’an dernier aurait frisé les 15 milliards !

A cela, on répond par des exhortations aux très petites entreprises, agroalimentaires entre autres, pour qu’elles aillent « en meute » à l’assaut de nouveaux marchés. Mais que fait-on pour éviter de nous retrouver (comme déjà l’Europe dans son ensemble depuis l’arrivée en masse des produits du Mercosur) importateurs nets de viande par exemple ? Demain, sans filières porc ou volaille solide, qu’en sera-t-il également ? On n’ose même pas énumérer tous les secteurs agroalimentaires qui prennent le même chemin…

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Et si l’on reprenait plutôt le problème à la base : avoir des filières nationales cohérentes et des entreprises fortes sur leur marché intérieur est bien un préalable si l’on veut faire mieux à l’export. Or, les deux dernières décennies ont plutôt contribué, hélas, à défaire ce qui avait été fait en ce sens et qui serait encore plus nécessaire aujourd’hui dans un environnement mondial devenu autrement difficile.