Le 5 janvier, le tribunal de commerce de Foix (Ariège) a donné six mois au nouveau propriétaire de GLP, Groupe laitier des Pyrénées, pour redresser cette structure de collecte (120 producteurs) mise à mal par la faillite de Parmalat.
Basé à Rieucros (Ariège), GLP a été placé en redressement judiciaire le 5 janvier par le tribunal de commerce de Foix. Le tribunal a accordé à Onetik, propriétaire de GLP depuis quelques mois, une période d'observation de six mois et a exigé qu'un plan de redressement détaillé soit présenté d'ici le 2 février. Cette décision a été approuvée par les producteurs si l’on en juge par la position de leur président Jean-Yves Bousquet. Ces producteurs regrettent que jusqu’à présent l’Etat « n’ait pris aucune mesure » pour leur venir en aide. Néanmoins, la semaine du 12 janvier, le gouvernement français devrait transmettre à son homologue italien la liste des créances des producteurs laitiers français. Le montant total devrait s'élever entre 3 et 4 millions d'euros, dont 1,5 à 2 millions pour le Groupe laitier des Pyrénées.
Onetik, industriel des produits laitiers basé dans la région de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), envisage de développer au sein de GLP une unité d'embouteillage de lait et souhaite commercialiser ses produits en valorisant leur identité régionale. Il s’était engagé à payer la prochaine paie de lait le 20 janvier.
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GLP regroupe quelque 120 producteurs de lait de Haute-Garonne (75), d'Ariège (40), de l'Aude et des Hautes-Pyrénées et emploie une vingtaine de personnes à Rieucros.