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Sucre Mise en garde des partenaires économiques sur la fin des quotas sucre

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Les partenaires économiques du secteur du sucre, réunis le 28 février pour leur session plénière annuelle, ont mis en garde contre les conséquences de la proposition de la Commission européenne visant à mettre un terme aux quotas de production de sucre en 2015, ainsi que contre toute nouvelle concession à l’importation dans l’UE.

Le Comité européen des fabricants de sucre (CEFS) et la Fédération syndicale européenne pour les secteurs de l’agriculture, de l’alimentation et de l’hôtellerie (Effat), qui regroupe 128 syndicats nationaux installés dans 37 pays européens et représentant quelque 2,6 millions de membres, disent soutenir une réforme de la Pac visant à assurer la sécurité alimentaire à long terme et à maintenir la viabilité des zones rurales de l’UE.
Les partenaires économiques demandent toutefois aux décideurs européens d’opérer des « choix responsables ». Ainsi, selon eux, il faut laisser suffisamment de temps aux producteurs de sucre pour « s’adapter à la nouvelle situation grâce à des améliorations continues jusqu’en 2020 », en leur permettant d’accroître la compétitivité d’une manière durable et d’investir encore plus pour améliorer l’efficacité du secteur et offrir des perspectives d’emploi sûr.

La politique commerciale actuelle « n’est pas viable »

Le CEFS et l’Effat appellent à prendre en considération les spécificités du marché du sucre en veillant à ce que la production de l’UE soit considérée comme le garant de la sécurité d’approvisionnement et l’outil de premier recours pour alimenter le marché communautaire. Un objectif qui devrait, selon eux, être expressément inscrit dans l’OCM sucre.
Il faut aussi, selon les partenaires sociaux, respecter le nouvel équilibre du marché du sucre de l’UE mis en place après la réforme de 2006 et admettre que l’industrie européenne ne peut être considérée comme le facteur d’ajustement pour de nouvelles concessions à l’importation non prévues en 2006. Et aussi lui octroyer la même liberté d’exporter que toute autre région du monde.
La situation actuelle, dans laquelle l’industrie sucrière doit faire face à des restrictions aux exportations tandis que de nouvelles possibilités d’importation en franchise de droit sont ouvertes par des accords bilatéraux, « n’est pas viable à long terme », avertissent CEFS et l’Effat.

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