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Mise en œuvre nationale : être « à la hauteur de nos ambitions ! »

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La réforme de la Pac bouclée – ou presque –, place à la mise en application au niveau national. Jamais autant de marges de manœuvre n’avaient été laissées aux Etats membres. « Il nous faut garder, au niveau communautaire et aux niveaux nationaux, la dynamique positive de ces derniers mois pour que la Pac mise en œuvre soit précisément à la hauteur de nos ambitions ! », a prévenu le commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, à l’occasion du Conseil des ministre de l’agriculture des Vingt-huit, le 15 juillet à Bruxelles.
Déjà le commissaire à l’environnement, Janez Potocnik, avait fait part de ses craintes quant au risque de dilution des ambitions environnementales de la réforme (5). Dacian Ciolos a insisté, en prévenant que les objectifs politiques en termes de convergence et de simplification ne devaient pas, non plus, faire les frais des flexibilités accordées aux États. « Un exemple : celui des mesures d’équivalence (dans le cadre du verdissement, NDLR). Ce concept doit être utilisé pour simplifier, pas l’inverse. Faute de quoi, nous perdrions non seulement en lisibilité, mais nous augmenterions la charge administrative, les coûts ou les risques d’erreur », a souligné le commissaire.
« Un certain nombre de marges de manœuvre (…) sont prévues. Elles doivent être utilisées pour mieux cibler l’utilisation des fonds publics sur les agriculteurs qui en ont le plus besoin », a-t-il également insisté.
Dacian Ciolos a appelé les Etats membres à avancer au plus vite dans l’élaboration des programmes de développement rural et à veiller à la gestion irréprochable des fonds communautaires : « Nous ne pouvons pas nous permettre un dérapage du taux d’erreur. Il faut prendre la mesure de l’importance de cette dimension pour l’avenir de la Pac ».

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