Le niveau de financement par les Etats membres de l’UE de l’axe 3 du développement rural, consacré à la qualité de vie et à la diversification du monde rural, suggère qu’une majorité de pays , a regretté la commissaire à l’agriculture Mariann Fischer Boel, lors d’une discussion, le 22 mai, avec les ministres de l’agriculture des Vingt-sept, organisée dans le cadre du Conseil informel à Mayence (Allemagne) sur le thème de la diversité, de la qualité et de l’innovation dans les régions rurales.
Le transfert progressif de fonds consacrés à l’agriculture vers d’autres secteurs est « crucial dans une politique de long terme », a défendu Mme Fischer Boel, le 22 mai, devant les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept. Cela permettrait, selon elle, « d’améliorer les conditions de vie et d’emploi tant pour les exploitations agricoles que pour les communautés rurales, de renforcer le lien entre l’agriculture et les autres pans de séconomies rurales et aussi de réduire le fossé entre les zones urbaines et rurales ».
« Par exemple 10 % » de modulation volontaire
Une telle démarche serait, pour la commissaire à l’agriculture, plus efficace pour réussir les défis de la stratégie de Lisbonne dans les régions rurales en termes de compétitivité, de croissance et d’emploi. Elle a plaidé pour une nouveau transfert, avant 2013 « par exemple de 10 % » de modulation obligatoire. Un passage de 1 % par an des crédits des aides directes au profit de la politique de développement rural à compter de 2009 serait, selon elle, une « proposition modeste ».
Toutefois, le ministre allemand de l’Agriculture a souligné, à l’issue du Conseil informel, qu’il était exclu de remettre en cause le budget consacré à l’agriculture jusqu’en 2013. Tout transfert de fonds s’ajouterait aux sommes d’ores et déjà prévues pour financer l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie. Cela représenterait une baisse des crédits de la Pac avant 2013 de l’ordre de 10 à 15 %, a indiqué M. Seehofer ajoutant qu’il faut « éviter de mener une politique qui nous mène à une crise ». De même, la ministre de l’agriculture française Christine Lagarde a estime que le moment n’était pas venu de parler de l’après-2013.
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« Avancer rapidement » sur le bilan de santé
De son côté, en marge de la visite d’une prestigieuse exploitation vitivinicole, dans la région de Rheingau, le ministre portugais de l’Agriculture Jamie Silva, dont le pays assurera la présidence de l’UE durant la seconde moitié de l’année, a mis en garde contre le risque de mainmise des ministres des finances sur le débat relatif à l’avenir de la Pac programmé pour l’année prochaine. « Il faut avancer rapidement », a-t-il insisté, militant pour une « analyse rapide des problèmes ».
De façon générale, les Vingt-sept ont convenu, à l’issue de la rencontre, qu’il est nécessaire de constituer une base solide sur laquelle le modèle agricole européen puisse continuer de se développer et « être garanti au-delà de l’année 2013 », a conclu la présidence allemande.