Le confinement des Français a entraîné ces derniers jours un recul de la vente de produits agricoles français, qui risque de s’aggraver suite à l’ordre de fermeture des marchés alimentaires à ciel ouvert émis le 23 mars. Du coup, plusieurs enseignes se sont mobilisées pour encourager les achats de produits locaux.
Le patron des magasins E. Leclerc a indiqué s’être engagé auprès de la FNSEA à « stopper toute autre origine que France sur les filières asperges, tomates et concombres ». « Idem pour la fraise française, qui sera poussée en priorité », a déclaré Michel-Edouard Leclerc dans un billet posté sur son blog. Il a précisé qu’il pourrait y avoir des exceptions dans quelques magasins afin d’honorer les contrats passés, mais que « ce sera anecdotique ».
L’enseigne Système U s’est aussi engagée auprès de la FNSEA à faire valoir le made in France sur ses étals, révèle un communiqué paru ce même jour. Le groupe coopératif assure mettre « tout en œuvre pour promouvoir les ventes des produits de saison de France et ainsi soutenir la production nationale ». De plus, Système U a décidé de « mettre en place le paiement comptant des factures pour soutenir la trésorerie des TPE et PME française qui livrent les entrepôts ».
D’après la FNO (éleveur ovins, FNSEA), Auchan se serait aussi engagé à « mettre en avant les agneaux et les fruits et légumes français ». Enfin, Intermarché a annoncé, dans un communiqué du 23 mars, « un plan média national d’envergure pour […] inciter à consommer notamment plus de fraises et d’asperges françaises ».
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a aussi incité les enseignes à mettre l’accent sur ces produits. « Je sais que (ces enseignes) le feront parce qu’elles sont solidaires dans cette crise […] de façon à ce que nos agriculteurs ne soient pas pénalisés par cette décision » de fermer les marchés, a-t-il ajouté, citant notamment des produits comme les fruits et légumes, la viande ou les poissons.
Seul espoir pour les agriculteurs dépendant de la vente sur les marchés : la possibilité de lever l’interdiction dans certaines communes lorsque le marché y est « le seul (moyen) parfois » d’avoir « accès à des produits frais », a précisé le Premier ministre Édouard Philippe.