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Utilisation de produits phytosanitaires Moins de phytos mais plus de mélanges

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Depuis 1994, les agriculteurs épandent moins de produits phytosanitaires, mais ils ont recours à plus de mélanges. C’est ce que montre une analyse émanant du Scees (Service statistique du ministère de l’agriculture) et publiée dans le bulletin Agreste.

Un travail statistique qui montre la corrélation assez étroite entre les rendements sur le blé et le maïs et le nombre de traitements. En 2001, les rendements moyens de blé tendre s'élèvent à 53 q/ha dans les exploitations qui réalisent de 1 à 3 traitements. Ils sont de 73 q/ha pour 6 à 8 traitements et de 81 q/ha pour plus de 8 traitements.

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Globalement, de 1994 à 2001, si le nombre des traitements est en hausse, les doses sont plus faibles. Ainsi l’isoproturon était utilisé à 1200 g/ha sur le blé en 1994 sur la moitié des parcelles, et à 925 g/ha en 2001, seul ou en mélange. De même, l'atrazine est utilisée à 800 g/ha contre 1 400 g/ha en 1994 (elle a été interdite depuis septembre 2003). Favorisés par l'apparition de nouvelles molécules, les mélanges sont devenus fréquents. L’étude indique ainsi que l'association d'au moins trois herbicides est réalisée sur 15% des surfaces en blé et 30% des surfaces en maïs. Elle remarque que la réduction des doses n’est pas forcément une bonne chose puisque « les sous-dosages peuvent, dans certains cas, favoriser des phénomènes de résistance aux produits. D'où un risque de sous-dosage et une obligation de traiter à nouveau, voire l'apparition de phénomènes de résistance. Selon les propos des agriculteurs interrogés, un tiers des surfaces en blé sont désherbées sans observation des parcelles. L'étude souligne aussi que les agriculteurs se protègent peu au moment où ils préparent les produits.