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Filière ovine Moins d’offre de brebis néo-zélandaise doperait les prix mondiaux

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Le recul du cheptel de brebis et la stabilisation de la production de viande ovine à moyen terme vont permettre aux cours mondiaux de rester à de bons niveaux, selon les experts de l’Institut de l’élevage qui ont présenté une étude sur la production de viande en Nouvelle Zélande lors du Salon de l’agriculture 2010.

La chute de 20% de la production de viande ovine en Nouvelle-Zélande en 2009 par rapport à 2008 serait-elle de bonne augure pour les prix mondiaux ? Selon une étude de l’Institut de l’élevage financée par le Cniel, France AgriMer et Interbev Ovins, une baisse des disponibilités permettrait le maintien des prix mondiaux à de bons niveaux. « Il est difficile de voir une inversion de tendance à l’avenir, explique Anne Mottet de l’Institut de l’élevage. A moyen terme on prévoit plutôt une stabilisation de la production. »

La Nouvelle-Zélande reste le premier exportateur mondial
Car la Nouvelle-Zélande pèse lourd sur le marché mondial de la viande ovine. En 2008, elle représente 45% des échanges mondiaux. Une omniprésence à l’international qui tient aux volumes exportés (92% de la production). Mais aussi au formidable développement de la filière ovine néo-zélandaise depuis 25 ans. Jusqu’à présent la diminution de moitié du cheptel de brebis néo-zélandais depuis 1985 (date de la suppression des aides publiques à l’agriculture) n’avait pas eu d’impact sur le géant néo-zélandais. Les gains de productivité importants ayant été en constante augmentation (+19%) depuis 1985.

Pas d’impact en volume sur le marché européen
Qu’en sera-t-il des échanges avec l’Union européenne ? « Les exportateurs privilégieront toujours le marché européen, ajoute Anne Mottet. Notamment en raison de la régulation par le contingent tarifaire. Il n’y aura pas d’impact en volume. La Nouvelle-Zélande importera les mêmes en Europe. » Néanmoins, Anne Mottet ajoute : « On n’est jamais à l’abri d’un accident au niveau des approvisionnements. C’est ce qui s’était produit durant l’été 2007 pour des raisons climatiques mais aussi à cause d’un retard des abattages en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni. Il y avait donc beaucoup plus d’offre au même moment et on avait assisté à une chute des prix de l’agneau sur le marché européen. »

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